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"Allah Ghaleb": Le slogan préféré des algériens.
23/08/2009 16:30
Par R.F Djalila
Ceci est un titre de chanson "Allah Ghaleb Ya taleb" , orchestre de Boulaïd au menu . Et si on essayait d'aller un peu plus loin que de tanguer sur ce rythme qui me fascine et m'emporte très loin, là où mes pensées se réfugient sous un "bered dettay" en plein milieu d'une "kâdaa algéroise" Allah Allah de début du siècle avec ses "bouqalates" qui font sourire et rassasier les cœurs et les esprits de ceux et celles qui les entendent. "Allah Ghaleb" veut sommairement dire «C'est la volonté de Dieu» ou encore «Dieu est le plus fort», ou mieux et je pense que c'est là la traduction la plus appropriée: «Dieu est vainqueur" parce qu' IL a décidé que cela soit ainsi et qu'on n'y peut rien.
"Allah Ghaleb" est un slogan que les algériens rabâchent à longueur de journée. Je ne m'y exclus pas, je suis algérienne. Mais en prenant conscience de cette "devise", qui veut beaucoup dire du point de vue psychologique et social je voulais savoir le pourquoi de ce fatalisme qui exclut toute volonté et toute réflexion alors que Dieu lui-même nous a doté, nous les êtres humains d'un "cerveau" pour réfléchir et donc prendre des décisions et décider de notre sort.
A croire l'Histoire, la première personne qui utilisa cette expression fut notre héros berbère musulman le Commandant Tarek Ibn-Ziad qui, une fois sorti victorieux avec son armé lors de l'une de ses conquêtes, et plus précisément dans la bataille de Guadalete, et en franchissant le détroit de Gibraltar qui se nomme aujourd'hui "j'bel Tarek", a incité ses soldats à lever des slogans en signe de victoire portant entre autres l'expression suivante " la Ghaleb ila allah" et avec le temps cette expression a été déformée et elle est devenue aujourd'hui "Allah Ghaleb". Mais signer une victoire par "la ghaliba ila Allah" et marquer une défaite par "Allah Ghaleb" là est la question.
Pourquoi les algériens abusent-ils de cette expression qui a faillit devenir un dicton? Pourquoi signer une fatalité, s'imprégner d'une approche victimaire des choses lorsque l'on ne peut rien faire et parfois lorsque l'on ne veut rien faire? Pourquoi continuer à transmettre cet abus à nos enfants alors qu'ils peuvent devenir des héros comme " Tarek Ibn-Ziad " si on leurs donne ce qu'il faut en matière d'éducation, d'éthique, de valeurs spirituelles et sociales? J'ai déjà été dans plusieurs pays arabo-musulmans, j'ai déjà parlé avec des dizaines de personnes de différentes cultures, à travers le monde via Internet et j'ai malheureusement constaté que seuls les algériens abusent de cette "formule" comme si elle était magique. Magique oui, puisqu'à travers elle c'est l'échappatoire: "Allah Ghaleb" quand je manque un rendez vous, "Allah Ghaleb" quand je ne me rends pas à l'heure au boulot, "Allah Ghaleb" quand je ne peux pas évoluer dans ma carrière, "Allah Ghaleb" quand je ne réussis pas un examen ou un concours, "Allah Ghaleb" quand je ne peux pas améliorer mon mode de vie. Allah Ghaleb, Allah Ghaleb! Mais, loin de blasphémer:" Et si on laissait Dieu (Tout puissant) de coté- on galvaude beaucoup trop son nom de nos jours dans le négatif- que peut-on faire? Que peut-on réaliser? Quelles sont nos capacités intellectuelles, mentales, physiques, psychologiques? Nous créatures dotées du plus puissant organe "des mondes", celui devant lequel les "Anges" se sont prosternés: le "cerveau" et donc "l'esprit " qui en est l'essence même. Je pense qu'on pourrait commencer par ouvrir les portes de l'esprit en disant à la place " Allah Mâaya" (Dieu est avec moi). Là! L'avantage de citer le nom de Dieu est que l'attitude qu'on lui attribue est plus "protectrice" que "destructrice" de la volonté humaine, marquant ainsi son assistance pour qu'on réalise ce que nous "voulons" et non "justifier" nos actes et comportements , ceux les plus négatifs et les plus irresponsables qui soient. Ecoutons une jeune fille et un commerçant de fruit donner leurs points de vues sur la question: "Pourquoi les algériens rabâchent-ils l'expression "Allah Ghaleb" à longueur de journée?". La jeune fille coquette qui s'apprêtait à monter dans un bus me répondît: « "Allah Ghaleb" je dois prendre le bus parce qu'un taxi est onéreux et que je ne suis encore qu'étudiante. "Allah Ghaleb", on est tenu à supporter les soixante dix corps entassés dans ce bus avec toutes les incommodités que génère la canicule (sueurs, mauvaises odeurs etc..) . "Allah Ghaleb", on doit supporter le contrôleur qui se chamaille avec un client parce que ce dernier ne veut pas avancer et écraser ceux qui sont devant lui. "Allah Ghaleb" je ne peux pas dire au chauffeur de faire vite si monsieur fait cinq minutes de temps en dix mètres de chemin. Il est seul maître abord et prend plaisir à bafouer toutes les règles. "Allah Ghaleb", je vais arriver en retard au boulot et dire à mon chef "Allah Ghaleb" le transport monsieur. Voila madame et là je ne vous ai pas tous dit». Bouche "cousue", j'essayais de compter combien de "Allah Ghaleb" cette jeune fille venait de "mitrailler" dans mes oreilles en 25 secondes de prise de parole. Goodness! Ils sont forts les algériens en refrain. Je laissai la jeune fille et m'étais dirigée vers le marcher de la Bastille. Je me suis avancée vers un commerçant de fruit d'un certain âge en lui disant : « El Hadj, quand est-ce que vous dites "Allah Ghaleb"? ». Un large sourire se dessina sur ses lèvres froissées et me répondit : « Tout le temps ma fille. "Allah Ghaleb" rien ne marche correctement et tout nous dépasse. Mes clients achètent mes pommes une à une et me disent "Allah Ghaleb" les pommes sont trop chers et les pommes de terre ont été "jalouses" d'elles au point où leurs prix avait choqué la populace qui a commencé à préparer des " Tadjines Betteffah" au lieu des " Tadjines de batata bezitoune". J'ai faillit tomber dans les pommes, choqué par la métamorphose des gens et tout cela à cause du prix des pommes de terres. J'ajouterai ma fille qu' "Allah Ghaleb", dans ce marché tout se vend et tout s'achète, regarde autour de toi les corps des "pititates" , ils se vendent en gros surtout après la tombée des "zmagriates" et regarde ma fille sur quelques petites tables placées en plein souk, tu y trouveras bien du "Whisky" et du "Ricard" qui se vendent à petites doses dans de petites bouteilles d'eau minérale que des personnes peu averties prennent pour de la "Zitzitoun" ». Là, le bonhomme éclata de rire. Je le saluai et le quittai, sourcils froncés, toute pensive voire révoltée. A la différence de mon interview avec la demoiselle du bus, je n'avais plus la tête au nombre de fois que le vendeur a répété le slogan "Allah Ghaleb". Ainsi, je me retourne vers toi mon lecteur préféré en te posant la question suivante: Combien de fois l'expression "Allah Ghaleb" a été répétée dans cet article? Si les calculs ne sont pas ton atout le plus fort "Allah Ghaleb" tu devrais penser à faire des cours cet été au lieu de survoler les plages et les "manèges". Bonjour les méninges.
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Commentaire de Midou (25/08/2009 07:42) :
Ha! HA! HA! C'est vrai je le dis trop souvent mais là je vais arréter
et dire Allah Maaya ( sourire) mais je ne sais pas compter hi hi
. Bonne journée.
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Commentaire de Mehdi d\'oran (25/08/2009 15:00) :
Allah ghaleb! la connexion est mauvaise et rarement je peux me connecter
ces derniers jours et Allah ghaleb la clé mobilis que je trimbale avec moi
ne me permets pas de télécharger rapidement et je reste coincé 1 h pour un
tout petit fichier.. et oui parfois on n'a pas un autre slogan que
celui là et bien que je suis fort e calcul je n'ai pas le temps de
compter les Allah ghalab parceque Allah ghaleb j'ai pas assez de
temps. ;-) bonne journée
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Réponse à M. Haddar ( Article :Sommes-nous tolérants ? )
23/08/2009 16:20
Par R.F Djalila
Article paru le 30 juillet 2009 au Quotidien d'Oran.
"Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m’enrichis !! " (Antoine de Saint-Exupéry )
En vous lisant monsieur Haddar, plusieurs questions se sont bousculées dans ma tête au point où je n'ai pas su laquelle poser en premier. A priori et puisque j'ai des enfants qui iront bientôt s'asseoir sur les bancs de l'école primaire et bien je commencerai par le programme de l'éducation nationale qui, selon le sous entendu de l'analyse parue dans votre article, est un programme qui enseigne " l'intolérance" plus que la "tolérance "et ceci dans les deux paliers : éducation civique et éducation islamique. Je dois monsieur "l'analyste" vous céder mes paires de lunettes pour voir plus claire. Au temps où j'étais en 4° 5° et 6° tout ce dont je me rappelle ce sont nos enseignants qui n'arrêtaient pas de nous marteler la tête avec des leçons telles "Errahma" " El Ithar" " Etaâwoun" et d'autres leçons qui sont restées gravées à jamais dans notre mémoire , nous des milliers voire des millions d'algériens et algériennes. Notre mémoire a su garder des traces parce que ces mêmes traces sont devenues des valeurs intrinsèques dont nous sommes fières. Ainsi, ça aurait été plus judicieux voire plus scientifique de votre part d'exposer une analyse complète des valeurs inculquées à nos élèves entre 6 et 11 ans. En effet, le "un pourcent" d'une vérité médiatisée est une arme de "destruction massive" de la pensée critique tant il cache les quatre vingt dix neuf autres qui restent. Je pose donc la question d'une autre manière plus claire: Est-ce que deux leçons (de "djihad" et de "kafir" comme vous dites) parmi une centaine d'autres pouvaient inculquer la culture de l'intolérance à des enfants entre 6 et 10 ans? Ou est-ce le fait que l'enseignant lui-même touché par la "hogra" ne peut plus faire passer son message de la "tolérance" a ses élèves puisque "fakidou chai la you'tih" (Celui qui manque d'une chose ne peut la donner)?. A mon avis de psychologue et de pédagogue je vous invite à chercher les vraies valeurs de la tolérance dans notre livre sacré " le Coran" avant d'aller fouiner dans les archives des nations unis. Croyez-vous que parce que nous n'avons pas adopté les valeurs universelles telles décrites par les nations unis que toute une génération a adopté des comportements d'intolérance ? Non, monsieur! Détrompez-vous! Notre génération est un "résultat" du 1+1+1+1=8. A cause de : 1. La démission des parents dans l'éducation des enfants, 2. Le "piétinement" du droit à la parole, 3. L'éloignement à l'égard des valeurs islamiques et le remplacement de ces dernières par des valeurs occidentales (parabole au menu) 4.L'égarement par rapport à nos repères arabo-musulmans et même berbéro-musulmans . Tout cela a donné un double huit .. 1988, l'année noire.. l'année où tout le peuple (pas seulement les fanatiques) a dit non à l'oppression, non à la "hogra" et non à tous ceux qui piétinaient la dignité de l'homme, qui continuaient à s'enrichir au dépends du peuple, un faux slogan sur la tête: "Mina Ch'ab wa ila cha'b" (Du peuple au peuple) C'est-à-dire, "minkoum wa ilayakoum' et non 'mi'nna wa ilaykoum' (De nous à vous). Je vous prie de voir au-delà de ce que M. Arkoun a vu, penseur que je respecte mais avec lequel je ne partage ni les idées ni la vision ni la conception des choses. L'islam m'a appris la tolérance qui est le respect de l'autre avec qui je ne partage pas les mêmes idées et réflexions et donc je vous invite monsieur Haddar à relever tous les versets coraniques qui enseignent la tolérance et revoir toute l'histoire de l'islam même dans ses dites "horribles conquêtes". Ils sont nombreux. Littéralement, la "tolérance" désigne le fait de "supporter". Conceptuellement, la tolérance signifie "le respect, l’acceptation et l’appréciation de la grande diversité des cultures du monde, des formes d’expression et des comportements humains". En arabe, la tolérance est appelée "tasâmouh". Elle a également d’autres synonymes, tels que "hilm" (patience), "`âafw" (pardon, rémission) ou "safh" (magnanimité, indulgence). Dans différentes langues et ethnicités, "tolérance" est un terme qui veut qu'on pardonne à celui qui nous porte préjudice ou dépasse ses limites, ou encore aux personnes dont les idées divergent des nôtres à propos d'une certaine question. La tolérance de l'Islam se manifeste dans le traitement avec les autres religions ; à l'époque islamique, les juifs, les chrétiens, et mêmes les adorateurs du feu appréciaient la bonté de l'islam, et jouissaient de la dignité, et de la protection des gouverneurs musulmans. Ils avaient été traités dignement. Il n'y a qu'à faire une petite comparaison que l'Histoire nous livre généreusement : Fernando pendant l'empire d'Andalousie a torturé, chassé et massacré les musulmans, Louis XIV avait réprimé le protestantisme en tant que religion interdite, les britanniques ont empêché les juifs de s'installer en Bretagne pendant 350 ans. La tolérance islamique s'est manifestée de manière "exemplaire" en Andalousie depuis l'avènement de l'islam dans la péninsule Ibérique jusqu'à la fin du pouvoir islamique dans cette contrée et ce, de l'avis de tous les historiens. Je reviens donc à vos propos M. Haddar, je reviens au Panaf qui vous a, incontestablement marqué, tant les medias sont tombés dans "l'intolérance" publiant des articles et propos contre le "voyeurisme". Je ne peux l'appeler autrement car voir des poitrines nues de danseuses africaines dans un pays arabo-musulman est pour moi l'intolérance elle-même et à croire les principes de l’UNESCO concernant "la tolérance" qui stipulent que : (Conformément au respect des droits de l’homme, pratiquer la tolérance ce n’est ni tolérer l’injustice sociale, ni renoncer à ses propres convictions, ni faire de concessions à cet égard ) alors que vous demandez au peuple algérien de le faire ( La pratique de la tolérance signifie pour l'UNESCO que chacun a le libre choix de ses convictions et accepte que l’autre jouisse de la même liberté. Elle signifie l’acceptation du fait que les êtres humains, qui se caractérisent naturellement par la diversité de leur aspect physique, de leur situation, de leur mode d’expression, de leurs comportements et de leurs valeurs, ont le droit de vivre en paix et d’être tels qu’ils sont. Elle signifie également que nul ne doit imposer ses opinions à autrui) alors que vous nous demandez M. Haddar, d'accepter de voir ces danseuses presque nues et de se la "boucler", boucle bouclée-. Nous ne rejetons pas ses danseuses! Loin delà. Elles sont libres de danser comme bon leur semble mais nous n'acceptons pas qu'elles nous imposent la culture de la nudité. Si mes enfants avaient vu cette scène, ils m'auraient sûrement posé des questions auxquelles je n'aurai sûrement pas pu répondre... Leur dire quoi ? Que nous sommes "tolérants" alors qu'il savent que voir un corps nu (une poitrine de femme) est "âayb" dans notre culture et que notre société ne tolère pas el "âayb" appuyé par les propos de l'UNESCO... Je reviens donc à vous M. Haddar. Dans votre article je trouve pleins de "sous entendus". Le lecteur averti aurait aimé que vous soyez plus explicite. Si vous sous-entendez que le programme de l'éducation islamique et de l'éducation civique de 4° 5° 6° ont "pondus" des terroristes, hommes intolérants, et bien je vous dis stop! Vous fabulez! En dernier, je me tourne encore une fois vers mon lecteur préféré pour lui transmettre un message profond : La tolérance constitue la base du traitement entre les individus alors que l'intransigeance et le rejet de l'autre n'apporte que préjudice à l'individu avant de toucher les autres et reste aussi une insistance sur la souffrance personnelle. Le silence devant une situation qui impose élucidation et compromis est une forme d'intolérance voire d'agressivité psychologique tant il y'a rejet de l'autre, rejet de l'écouter, de le comprendre. Le silence devant un événement – autre celui que nous tolérons, celui "dit" par une femme devant une demande à consentir à une union, silence "Charîi " relevant de la "chariâa" islamique- veut dire "refus" de parler, par peur de s'abaisser peut-être, alors que parler c'est avoir le courage de faire face à une situation et volonté de réfléchir pour trouver des moyens appropriés pour parvenir à une solution qui satisferait les antagonistes. La guerre du silence est une guerre froide tant elle impose le renvoie aux calendes grecques d'une mésentente, d'un problème à litiges. Alors ! Mon lecteur préféré, pense à la tolérance, celle que tu profères si bien dans tes discours, ton silence ne me nuit point, il me fortifie.
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Commentaire de Simo L\'enseignant (25/08/2009 07:15) :
La Tolérance devient de plus en plus difficile dans le cadre d'une
société intransigeante. Nous remarquons que les gens
d'aujourd'hui ne sont plus d'hier. L'égoisme, le
matérialisme, les interets personnels, à tous cela s'ajoute
l'état du pays ou tout n'est que tumulte et désarrois. C'est
là le terrain fécond de l'intolérance et non le programme scolaire qui
de cette part là n'est qu'encourageant comme vous le dites si
bien madame. Merci pour votre blog . Je reviendrai vous lire.
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